Les beaux jours de la jeune création au Festival d’Hyères

La 31ème édition du Festival International de Mode et de Photographie s’est déroulée du 21 au 25 avril dernier à la villa Noailles d’Hyères. L’occasion, pour les jeunes talents sélectionnés cette année, de donner un nouveau souffle à la mode et la photographie de demain.

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C’est dans le cadre somptueux de la villa Noailles que dix jeunes créateurs de mode et dix jeunes photographes ont présenté leur travail devant un jury de professionnels d’exception. Cette année, Julien Dossena, le directeur artistique de Paco Rabanne, et William Klein, à la fois photographe, peintre et réalisateur, étaient respectivement présidents du jury mode et du jury photographie. Leur tâche : décerner un Prix aux jeunes créateurs les plus talentueux pour encourager leur quête actuelle et future vers un renouveau du milieu. 

Entre réalisme et absurde

Les résultats sont tombés il y a quelques jours. Côté photographie, le grand Prix du jury a été remis à Vendula Knopova (République Tchèque) pour son travail sur l’absurde et ses photographies inquiétantes où la situation n’est pas toujours immédiatement compréhensible. Un Prix du Public a également été décerné à la jeune photographe française Anaïs Boileau pour sa série sur les retraitées prenant le soleil dans des stations balnéaires du Sud de la France, et de l’Espagne. 

Une nouveauté a fait son apparition cette année : afin de lier toujours plus le champ de la photographie et celui de la mode, les dix photographes finalistes ont dû réaliser deux natures mortes en utilisant des accessoires de mode. Une contrainte relevée par les artistes avec brio, puisque l’enjeu est de taille. Le Festival, qui encourage et soutient chaque année la jeune création, dispose de partenaires de première importance, tels que les Galeries Lafayette et le Palais de Tokyo, qui récompensent eux aussi les artistes en compétition grâce à des Prix annexes. 

« Plein Soleil », Anaïs Boileau (2014). ©Anaïs Boileau

Superpositions, couleurs et écologie

Côté mode, le japonais Wataru Tominaga est le grand gagnant de cette édition avec des couleurs éclatantes, des contrastes énergiques et de nombreuses superpositions. Il remporte 15 000 euros, ainsi qu’une collaboration avec les très prestigieuses maisons Chanel et Petit Bateau. Pour le président du jury Julien Dossena, « le travail de Wataru apparaît comme une évidence qui dépasse les limites des genres masculin/féminin et qui crée une dynamique positive ». Hanne Jurmu et Anton Vartiainen gagnent, quant à eux, une mention spéciale du jury, ainsi que le Prix Chloé, grâce à leur utilisation de matériaux de récupération, qu’ils souhaitent mettre en valeur à l’heure du changement climatique.

En plus de voir leurs travaux récompensés et leurs noms célébrés d’ici les prochaines années, les vainqueurs de cette nouvelle édition du Festival International de Mode et de Photographie sont repartis avec des trophées pour le moins originaux en forme de palmiers. C’est la maison Desrues qui s’est chargée de réaliser les trophées de  cette édition d’après un croquis de Karl Lagerfeld. Le Festival est désormais terminé mais le public a jusqu’au 22 mai prochain pour découvrir l’exposition photographique de la villa Noailles.

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