Lever de rideau sur Edward Hopper, de Karin Muller.

Beaucoup d’entre nous ont tenté d’aller à l’exposition Hopper malgré la pluie, la foule et la queue. Après deux tentatives, j’ai abandonné. À la place je me suis achetée le petit livre : Lever de rideau sur Edward Hopper.

Ce livre de moins de 100 pages est une biographie faite par Karin Muller, à la première personne. Il a été publié en 2012, à Paris, dans les éditions Guéna-Barley. L’auteur, Karin Muller, est née en 1965. Elle sort ce livre à l’occasion de l’exposition du Grand Palais sur Hopper, après avoir sorti plusieurs biographies, comme Sacha Guitry. Itinéraire d’un joueur.

Le texte est organisé en petits paragraphes ce qui ne donne pas de cadre strict et scolaire au livre. Cette organisation textuelle permet une lecture facile. Que l’on peut arrêter et reprendre sans problème de compréhension.

Karin Muller se met à la place de Hopper. Elle nous raconte sa vie, et ce que cet artiste aurait pu penser. En effet, Hopper était un personnage très discret qui expliquait rarement ses œuvres. Il y a peu d’interview de lui.

En rentrant dans l’univers de Hopper, elle nous expose ses grandes influences, comme ses voyages en France et le théâtre. Nous comprenons que les œuvres de Hopper sont en fait le miroir de sa pensée et de son caractère. L’aspect nostalgique et silencieux de l’œuvre, le regard absent des personnages, l’action inexistante de ses œuvres nous montre en fait le désarroi et le mal être de cet artiste.

L’approche très personnelle que prend Karin Muller pour écrire son livre nous permet de rentrer dans l’intimité de Hopper. Avec ce journal intime inventé, elle nous donne accès à la sensibilité et à la façon dont Hopper concevait la vie.

Aude

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