L'exposition Dali au centre Pompidou

Certainement le second plus gros évènement artistique de l’année après Hopper au Grand Palais, Dali au Centre Pompidou.
Cette large exposition présente une impressionnante collection d’œuvres (célèbres ou pas) récupérées à droite à gauche par les organisateurs. Des films, des peintures, des dessins, des sculptures, des objets, on trouve de tout chez Dali.

Pratiquement tout le 6eme étage du Centre est occupé par cette exposition. L’entrée se fait par une grotte blanche, étrangement éclairée et s’ajoute à cette oppression un bruit lourd de battement cardiaque qui ne nous quitte plus jusqu’à la fin. Cette entrée signifie “Nous vous invitons à l’intérieur du corps et de l’esprit fantasque du peintre espagnol”. En effet, on découvre par la multitude d’œuvres proposées que Dali était un Artiste (avec un grand A) aussi fou que prolifique.

Malheureusement, après les longues heures de queue qui nous attendent, on ne peut que flancher arrivé à la moitié de cette interminable exposition. Et si l’on veut suivre les conseils de Pierre Wat (professeur d’histoire de l’art à la Sorbonne) selon lesquels “une demi-heure minimum est nécessaire, devant une œuvre, pour commencer à la comprendre”, on devrait y passer des semaines. En effet, on sent qu’aucun tri n’a été fait et que les organisateurs ont placé en vrac un peu tout ce qu’ils ont trouvé. On découvre tout de même des aspects de l’artiste assez peu connu, notamment dans les nombreux petits dessins et les vidéos surréalistes. Mais, tout se chevauche un peu sans ordre et sans justifications.

Dernière chose, fort décevante de la part du centre, c’est la chute de l’exposition, arrivé au trois quart, dans l’attrape touriste et le ludique enfantin, on nous invite notamment à être pris en photo sur le canapé bouche de ce fameux “Visage de Mae West pouvant être utilisé comme appartement surréaliste” (1934) qui n’est absolument pas dépeint à sa juste valeur.

Pour finir sur un aspect positif, la variété des vidéos que propose l’exposition est un vrai régal puisque l’éloquence si particulière du personnage est mise en avant.

Bref, mon conseil, arrivez très tôt, ou retournez y deux fois.

Bien à vous.

 

Jim.

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