Lincoln : un film très Spielbergien

Les-petits-Americains-apprendront-l-Histoire-grace-au-Lincoln-de-Spielberg_portrait_w532-1

 

 

Ah ! Spielberg ! Il nous vend du rêve, ou plutôt du fantasme, enfin… Son fantasme. La capacité de ce réalisateur à enjoliver de manière grandiloquente les réalités du monde et les caractères humains m’étonneras toujours.

Aprés Son Tintin, loin de la version charmante (quoi qu’un peu ethno-centrée, mais le débat est long) de Hergé, Spielberg réalise Son Lincoln. Plein de violon, de grands discours, d’anecdotes et de larmes. Certes, la qualité esthétique du film est indéniable, le scénario est “bien ficelé” et les acteurs excellents mais la lourdeur avec laquelle il filme certaines prises de décision du président américain tend parfois vers le ridicule.

Contrairement à ce qu’évoque le titre, ce film n’est pas un Biopic, il s’agit en fait d’un retour sur les trois derniers mois de sa présidence et sur son combat pour l’abolition de l’esclavage, le film aurait d’ailleurs eut mieux fait de s’appeler “le XIII eme amendement”.
Durant la première heure, on sent que Spielberg essaye d’exploiter le sujet à la manière d’un thriller politique, avec des discussions interminables autour d’une table et un Lincoln grinçant qui fait la leçon à toute une bande de politicards. Puis, arrivé dans la seconde partie, le film tend de plus en plus vers le fantasme et il fini par s’en dégager des leçons de morale un peu niaises. Certes Steven, on est tous d’accord qu’il faut respecter son prochain et que l’on n’est pas quelqu’un de bien en se comportant comme un rat, mais je doute que les républicains de l’époque étaient aussi humanistes que tu le prétend et que l’abolition de l’esclavage est née d’une simple volonté de justice et de démocratie.

Ah ! Depuis John Ford, les Grands réalisateurs Américains ne cessent de faire de l’histoire de l’Amérique un combat permanent entre le bien et le mal.
Enfin, après tout, si l’histoire n’était pas aussi enjolivée, on s’ennuierais quand même pas mal pendant deux heures.
Je vous conseil donc de voir ce film mais attention de ne pas le prendre trop au sérieux.

Jim

Les commentaires sont fermés.