LUCKY BOY ! Ou comment un pastel de Monet a été retrouvé au dos d’une œuvre d’art (Màj)

Mise à jour

Correctif

Certes toutes les informations nécessaires à une lecture brève et vaguement intéressée sont dans le titre. Pourtant pour ceux qui veulent dépasser l’époque du bandeau racoleur « breaking news » il semble nécessaire de rappeler le déroulé de l’histoire qui a fait le bonheur d’un collectionneur britannique.

En 2014, Jonathan Greene, le directeur de la Greene Gallery Richard de Londres débarque à Paris pour assister à une vente aux enchères. Sans aucune pression, il attend patiemment deux lots qui l’intéressent particulièrement : deux pastels de Monet et repart en Angleterre avec ses achats. Ce n’est que sur place que celui-ci, au cours d’une manipulation d’un des deux pastels (une étude de ciel) qu’il tombe sur un autre pastel, scotché au recto de l’autre, représentant une jetée et le phare du Havre, lieu où Monet a grandit. « Deux achetés, le troisième offert ».

Réalisés autour de 1868, ces œuvres auraient été données en 1924 comme cadeau de mariage de la part de l’artiste à la petite fille de son marchand d’art préféré, le célèbre Paul Durand-Ruel qui a mis en avant les impressionnistes. Le type qui a eu le nez fin en somme. Passés de génération en génération, les pastels ne quittèrent pas la famille jusqu’à la vente de l’étude Beaussant-Lefêvre en 2014. Par ailleurs comment expliquer qu’une telle chose ai pu se produire lors de la vente : observés sous toutes les coutures, l’œuvre cachée aurait réussi, par une négligence ou un miracle suivant le cas, à échapper à l’analyse des experts en peinture…D’une excellente facture, ces pastels représentent tout le génie de l’impressionniste qui a réussi à matérialiser sous ces couleurs vaporeuses, l’atmosphère de la côte normande en cette fin de XIXe siècle.

Ces pastels de Monet seront dévoilés et exposés au public lors du Salon Masterpiece 2015 qui se tient à Londres depuis le 25 juin 2015. Prix de départ pour l’ensemble des trois pastels : près de deux millions d’euro. Jonathan Greene qui n’aura été le propriétaire des Monet que pour quelques mois, ne cache pas son enthousiasme à l’idée de vendre en un seul lot, trois œuvres du peintre français, un fait suffisamment rare pour être souligné.

Crédits et sources photographiques : Masterpiece 2015/The Guardian/ Le Figaro/Happening.

Les commentaires sont fermés.