Marlène Mocquet, Les grandes eaux – Galerie Laurent Godin

Un univers magique, fantastique, surnaturel et enfantin c’est ce qui inspire le travail de Marlène Mocquet. La minutie avec laquelle la jeune artiste orne ses toiles ou construit des amas d’email et terre-cuite attire le regard lorsqu’on s’approche d’un tableau ou d’une sculpture. Des grosses taches de couleur ou des reliefs en peinture à l’huile, dissimulent des formes qui nous surprennent par leur présence.
On ne peut s’empêcher de rester émerveillés devant une toile sur laquelle tombent littéralement du ciel des pommes en email rouge dans la bouche d’un crocodile géant.

Ses toiles sont soit extrêmement chargées sur toute leur surface soit, pour certaines, on peut encore apercevoir un coin de toile nue. C’est ce qui fait le charme et le choc entre les excès de matière et les parties vides, comme laissés en suspension pour inviter le spectateur à s’imaginer vers quoi cet univers peut s’étendre. Les oiseaux, les fruits ou encore les têtes rondes aux grand yeux globuleux, sont des formes avec lesquelles l’artiste joue tout au long de la création et qui la caractérisent.
Sa technique est de commencer à partir de rien pour se laisser entraîner dans une féerie instantanée qu’elle décrit à l’aide de ses pinceaux. Depuis le début de sa carrière, elle utilise des couleurs pastel surtout du bleu, du jaune et du rose, qui nous font rêvasser. On remarque également la diversité des matériaux utilisés, allant de l’acrylique à la cire en passant par le l’email, de la porcelaine ou encore de la terre tantôt cuite, tantôt pas.

Dans la galerie Laurent Godin, où elle expose actuellement et où elle a déjà été exposée auparavant, une sculpture visible depuis l’extérieur appelle le passant En effet, c’est une réelle construction imaginaire prenant la forme d’une chouette, qui assise sur une motte de terre, scrute la porte de la galerie et fait face au spectateur, l’accueillant dès son entrée. Mais une fois entré, le visiteur doit faire le tour de l’oeuvre, en marchant sur la terre répandue sur le sol, pour accéder aux autres pièces de la galerie.

Marlène Mocquet nous propose un voyage ou même une évasion dans le monde du rêve et de l’enfance, du 23 octobre au 27 décembre 2014, à la galerie Laurent Godin.

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