Meryl Meisler – « It was the best of times, it was the worst of times. »

Meryl Meisler est une photographe américaine. Dans les années 70-80, elle écume les « discothèques » et vit la nuit. Du Studio 54 elle est une habituée ! Elle vagabonde au rythme de Donna Summers et Gloria Gaynor. Appareil photo au cou, un Graflex Norita pour être précis, elle danse jusqu’au bout de la nuit, de club en club, photographiant tous ceux qui l’entourent. Elle sélectionne ses modèles avec soin, le coût de développement des pellicules, à l’époque, en est la raison principale…
Elle veut immortaliser la folie des nuits new-yorkaises, la fièvre, la musique, cette ambiance si particulière qui régnait alors.

A l’époque, elle ne se voit pas comme une photographe. Elle est jeune, elle aime danser, elle sort presque tous les soirs avec sa caméra, et c’est tout. Le monde du disco, comme l’explique l’artiste, est un monde sauvage, à tel point qu’elle a longtemps pensé qu’il serait impossible de montrer ses photographies. Meryl raconte également que les images la choquent encore lorsqu’elle les regarde. Cependant, elle est à l’aise dans cet univers.

En 1977, elle entend parler du Bushwick, à la suite du blackout. Partout dans les médias, c’est un quartier en feu, où règnent la discorde, la violence et les émeutes. Cet endroit lui fait peur, comme à beaucoup de new-yorkais.
Pourtant, quelques années plus tard, elle accepte un poste d’enseignante dans une école du Bushwick. C’est tout naturellement qu’elle photographie cette ville, ses rues, ses habitants. Meryl est attirée par le paradoxe qui habite la ville. Le chaos glisse sur les murs brulés, et en ruine, des buildings ; et pourtant la vie suit son cours. Les enfants jouent au basket, d’autres regardent, se promènent.
Elle comprend bien l’importance de photographier, d’immortaliser les individus. Ses photographies peuvent être une réelle banque de données sur l’évolution des habitants de New York, sur les changements de mentalités, mais aussi de pouvoir faire un comparatif avant/après Blackout.

Il devient évident pour elle, que les mondes qu’elle capture avec son appareil sont étroitement liés, que la nuit disco new-yorkaise fait écho au quotidien du Bushwick. Elle associe donc les photos deux par deux, le lien est frappant.
Ses images sont rassemblées dans un livre « A Tale of Two Cities : Disco Era Bushwick ».

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Crédits photos : Meryl Meisler

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