Mounika : Le beatmaking en état de grâce

WARNING : Mounika sort son nouvel EP. Bonheur auditif assuré. 

Alors que certains se lancent dans des controverses, qu’ils pensent dignes des plus grandes joutes idéologiques du XIXe siècle, pour savoir si oui ou non 2016 est, ou sera, une année terrible, essayons de prendre un peu de distance. On en arrive à la conclusion que si ce débat semble improbable, on peut en conclure que l’année musicale  2016 est incroyablement paradoxale et régénératrice. Paradoxale, car si ce début d’année est sombre par ses disparitions d’artistes renommés, il est aussi éblouissant quant à la production musicale. Régénératrice, car si d’immenses idoles nous laissent, des surdoués émergent. C’est le cas du beatmaker français Mounika. Le 17 janvier dernier, le gaillard nous a offert « Seagulls », un EP plein de joyaux.

Cela fait maintenant plusieurs années que Mounika roule sa bosse – expression d’ancêtre qui colle parfaitement bien à celui qui maîtrise les ficelles du beatmaking tel un vieux briscard – et qu’il nous propose des productions de haute volée. Nos archives nous ont même rappelé que chez ART/CTUALITE on lui avait offert la place de Son du Jour, pour la Saint Parfait. Une fois rappelé cet évènement, qui prouve évidemment qu’on adore le travail du bonhomme, on peut en venir au sujet principal : « Seagulls ». Le nouvel EP de Mounika est donc sorti le 17 janvier et avec ses 16 titres, certains anciens, d’autres tous neufs, le beatmaker nous montre toute l’étendue de son talent. 

En presque 43 minutes, on assiste à un véritable récital de sons hip hop, d’instrumentales, de beats et de samples. On retrouve, notamment, le déjà connu You and Me qui symbolise le masterpiece d’un ensemble magistral. On pourra vous parler aussi de Halfway, d’une efficacité rare et qui invite à se laisser aller, à planer, sans penser à rien d’autre qu’à la musique. Enfin, on ne veut pas trop spoiler, mais écouter I Know AfterLaughter, c’est un peu comme assister à une démonstration de beatmaking et de sample. 

On pense qu’il est temps de s’arrêter là, et de vous laisser découvrir les 16 bijoux qui composent cet EP, car la surprise ne rendra le résultat que meilleur, si cela est encore possible. On terminera juste, en vous signalant que « Seagulls » est entièrement disponible sur Bandcamp, et gratuit. Toutefois, n’hésitez pas à lâcher un peu de thune, ne faites pas les radins, ce mec-là vaut de l’or.

Crédit photo : Mounika. – Facebook

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