Ninterido, l’homme qui murmurait à l’oreille des Game Boy®

Ninterido, c’est Maxime, 21 ans qui depuis quelques années compose de la chipmusic, mais également du 8bit, de l’électro et parfois même de la trance. De longues montées, des basses, encore des basses et surtout un son qui crache, et haché, histoire de bien rappeler la nostalgie de l’époque, portrait d’un jeune artiste simple mais qui sait nous faire danser.

Entré dans le monde de la musique en février 2012, le moins que l’on puisse dire est, qu’il a su se faire un nom rapidement et grimper les échelons. Parmi ses lieux de prestations, on note Les caves de l’EPITA, le Dernier Bar avant la Fin du Monde, le 6B, le Panic Room, ou plus récemment le Carré Saint-Michel lors d’une soirée 8bit.

Pour les non-initiés, la chipmusic/chiptune désigne l’utilisation d’objets électroniques devenus obsolètes à des fins artistiques (pas forcément musicales mais principalement) ; de par son prix, sa taille et sa notoriété, la Game Boy® reste un must have et Ninterido en possède d’ailleurs une belle collection, mais n’en utilise que deux pour mixer, ce qui surprend au début. On prend plaisir à l’écouter comme à le regarder. Si certaines de ses tracks sont plutôt planantes, l’essentiel de ses compositions nous transporte dans le milieu des jeux vidéo rétro. Les rythmes, simples et efficaces, pénètrent notre corps et on sourit tout en se trémoussant, propulsés par l’énergie que ce jeune « informaticien du son » insuffle.

Pour lui, « l’univers de la Game Boy® stagne encore trop. Beaucoup veulent en faire mais ne produisent rien d’innovant, seulement des mélodiques ressemblant à ce que l’on écoutait il y a 20 ans ». Et c’est précisément ce qui le différencie, il essaie de « sortir de la spirale du jeu vidéo, pour prendre la Game Boy® comme une façon d’exploiter de nouveaux sons et de nouvelles choses. »

Modeste, il reconnaît qu’il lui reste du chemin à parcourir avant d’atteindre le niveau de ses idoles, mais son palmarès lui impose déjà une bonne place dans le milieu.

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Crédits visuels : © Ninterido

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