« Nous sommes tous des particules élémentaires »

Michel et Bruno, hommes entre la trentaine et la quarantaine, cherchent un sens à leur vie, après l’avoir laissée couler tout ce temps. C’est une prise de conscience, des doutes, des remises en question. Nostalgie, tristesse, indécision, sont les sentiments très familiers des personnages principaux que dépeint Michel Houellebecq avec une férocité mordante, avec une triste lucidité parfois, souvent vraie, mais tout de même avec une pointe d’humour.

Il est possible de dire que les personnages de ce livre, en particulier Michel, sont désespérés, ont perdu goût à presque tout. Nous faisons face à la complexité humaine, aux événements qui peuvent briser la confiance et la foi que tout être humain ressent dès l’enfance. Ces histoires tournent autour de la vie, autour du passé, de l’enfance, de ces non-dits qui en disent long. Ce livre bouscule de par l’agressivité des mots, de par la triste réalité que chaque personne peut connaître au moins une fois dans sa vie. Ce sont des sentiments et des émotions que nous avons tous vécus un jour, ou que nous vivrons sûrement.

Mais derrière ce désespoir, derrière ces histoires qui peuvent, sur le moment, aspirer toute envie et joie, Michel Houellebecq donne une leçon plus grande encore : malgré les événements vécus, les personnes égarées, aimées, haïes, les regrets et les remords, existe un but, une force que l’être humain possède en lui-même, et qui lui permet d’avancer malgré et pour tout. Il avance avec la croyance que tout ira mieux. Certains peuvent appeler ça de l’optimisme béat. Nous concernant ça serait plutôt de l’optimisme réaliste. Rien n’est jamais fini, rien n’est jamais trop sombre. La vie est là. Nous avançons dans celle-ci tels des particules élémentaires.

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