Omar Sosa revient avec Ilé

Depuis maintenant plus d’un demi-siècle, Cuba réussit à enfanter des musiciens géniaux et ce, malgré les années passées sous la figure du patriarche Castro et de sa famille. Qu’importe la taille de l’île, pourvu que les talents y foisonnent. D’ailleurs, Gilles Peterson ne s’y est pas trompé et a investi La Havane et ses environs, pour dénicher les meilleurs musiciens de la nouvelle scène cubaine. Une scène qui jusqu’en 1993 abritait Omar Sosa, mais ça c’est une autre histoire. Depuis il a quitté l’île , tout en restant attaché à ses racines musicales, et revient avec nouvel album, nommé Ilé.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le divin Omar, il s’agit d’un des plus grands musiciens cubains. Notamment par sa notoriété, mais également pour son talent. Le diplômé de l’Ecole nationale de l’école de musique de La Havane est un alchimiste du son, mélangeant les sonorités traditionnelles de son île, avec le jazz, les musiques plus urbaines ou encore des rythmes afro-caribéens. Bref, le monsieur touche à tout et ça se transforme en or.

Pour son dernier album, Ilé, la magie opère encore. Entouré du Quarteto AfroCubano, Omar Sosa nous fait cadeau de 14 titres, très travaillés, et surtout bourrés de chaleur. Que ce soit les morceaux jazz voluptueux, ou les sons afrocubains au groove assuré, le pianiste nous amène dans son univers avec une facilité incroyable, le tout distillé sur fond de samples bien sentis. On retiendra, entre autres, La Tarde ou Sad Meeting. Et, croyez-nous, faire un choix a été dur tant les 14 pistes sont de qualités.

Vous l’aurez compris, Ilé va sûrement marquer l’année de la world music, et c’est mérité. Albums après albums, Omar Sosa nous prouve à quel point il maîtrise son art. Pour ceux qui le souhaitent, le Cubain se produira au Café de la Danse, le 12 mai prochain. N’ayez crainte, vos oreilles délicates vous rendront au centuple les 25 euros investis à l’entrée. En attendant, on vous laisse avec un extrait de La Tarde.

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