On fond pour Marine Baousson !

Située au pied de Notre Dame, La Nouvelle Seine est une Péniche pas comme les autres ! Bar-restaurant à l’étage, elle abrite en son sein une jolie salle de spectacle que douze artistes se partagent en ce moment chaque semaine. Tous les mardis à 21h30, c’est Marine Baousson qui y est à l’honneur.

Le 8 mars 2016, une jolie file se dessine sur les quais de Saint-Michel. Le bar-restaurant de la péniche, animé et riant, répercute ses lumières sur une Seine ondulante. Il fait froid, les gens s’agitent sous l’attente, cherchent un peu de chaleur et pour sûr, ils vont en trouver ! A peine entrés dans la salle voûtée, c’est une playlist 100% Spice Girls, et spécialement confectionnée par Marine qui les accueille. Girly ? Pas tant que ça. Nostalgique ? Un brin ! Sur scène, l’heureuse gagnante du Montreux Comedy Festival nous livre des anecdotes sur son enfance, et sur le cap pas totalement glorieux ni totalement sinistre de la trentaine. Marine Baousson, c’est Bridget Jones sans ses bonnes résolutions, c’est le pot de crème glacée sans la culpabilité, c’est la recette gourmande et sur-vitaminée qui nous fait du bien !

Rondouillette assumée, la protégée de Bérengère Krief excelle dans l’art de l’autodérision sans perdre un gramme de charme. Elle ne boit pas de trucs sexy (le vin est sexy), elle ne fume pas de clopes après l’amour (ça aurait été sexy), elle n’a pas le permis, est toujours à l’heure, veut qu’on retire ses chaussures en arrivant chez elle, mais n’est pas chiante, ah ça non ! Avec elle, c’est sans tabous, qu’il s’agisse de ses envies de péter pendant les séances d’abdos coachées, du caleçon du spectateur de devant ou de la vie sexuelle potentiellement débridée de ses parents. A la fois seule et multiple, Marine Baousson réussit l’exploit de faire rire son public sans essoufflement, de matérialiser une multitude de personnages à la seule force de sa voix, de ses gestes, et de l’expressivité de son visage, toujours justes. On ne se lasse pas de son imitation de la voix off de Léo et Popi, caverneuse et monocorde : « Tu l’aimes biiiien ? »

L’amour, le sexe, l’amitié, la famille, le temps, la mort, le sport, le quotidien, tout y passe. Et si certains sujets peuvent sembler vus et revus, Marine a l’art de se les réapproprier. Comme ces phrases cultes d’humoristes qu’elle nous rejoue avec tendresse, pour un patchwork hommage à la fois drôle et touchant, révélateur d’une Marine sensible, reconnaissante et terriblement passionnée.

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