On vous raconte l’ICART MEDIA FESTIVAL

Le 19 et 20 mars, l’Ecole des Métiers de la culture et du commerce de l’art – ICART – lançait son festival d’art numérique. Avec Art/ctualité, nous avons sauté sur l’occasion pour accompagner ces jeunes professionnels pour cet événement qui mettait à l’honneur un art en plein effervescence.

Mais l’art numérique, qu’est-ce que ça veut dire ?

On a du mal à délimiter les frontières de « l’art contemporain » aujourd’hui. Si catégoriser les artistes ou les disciplines, ce n’est pas vraiment notre truc, nous allons quand même tenter de vous expliquer ce que l’art numérique représente. Ne nous leurrons pas, nous sommes en 2016 : les technologies poussent plus vite que des haricots, et offrent de ce fait de nouvelles possibilités créatives. Médium ou fond de propos, le digital (le numérique quoi) semble attirer les artistes contemporains, et réduire la tranchée qui les sépare des designers. Car ces techniques disponibles par le numérique nécessitent des compétences spécifiques, et un champ de recherches complexes de mise en application. Interactivité, audiovisuel, réalité virtuelle ou augmentée, voici quelques-uns des « maîtres mots » de ce qu’implique l’art numérique.

Retour sur deux jours d’effervescence numérique

L’ICART MEDIA FESTIVAL proposait donc, pendant deux jours, de faire un état des lieux sur cet art encore peu démocratisé, mais qui attire sans aucun doute les générations à venir. Et au passage, offrir un panel de la jeune génération d’acteurs de l’art numérique.

Sur deux étages, au 61 rue Pierre Charron, les « presque diplômés » du MBA Ingénierie culturelle et management, ont transformé leur école en territoire d’exposition sur la thématique du « flux ». Au total, une vingtaine d’artistes de tous horizons exposaient ou « performaient ». Dans une salle prévue à cet effet, se sont enchaînées pendant deux jours des performances de toutes natures. On y retrouvait d’ailleurs notre duo chouchou découvert il y a peu : ARCHIMADE et AFFAB, qui proposait un avant-goût de leur projet TRYPTIK – une performance entre danse et mapping, qui questionne l’identité et la nature même de l’existence. Pari grandement réussi pour eux !

On y a croisé également la danseuse JOANNA SUBLON ou encore le duo FUROR qui nous ont convaincus avec leur performance, une analogie entre son et image à travers des productions sonores, des travaux vidéographiques, photographiques mais aussi écrits, créant ainsi un langage singulier et narratif.

Les DJs de PAIN PERDU ont rencontré un sacré succès auprès du public, avec leur set à base de sons tout droit sortis de Game Boy – un clin d’œil à la génération 90’s qui a convaincu petits et grands. Sans oublier les autres artistes qui faisaient partie de cette programmation 2016 : TERDJMAN (maître de la techno noise brutale), RIMAK FRIMARKY (qui a présenté un travail intéressant sur l’interactivité de l’image et la musique), UNE BELLE BICHE OU ENCORE EUPHRASIA. Jolie line-up… on valide !

Côté expositions, de jeunes artistes (qui ont répondu à l’appel à candidature) côtoyaient des plus grands : des petits chiens interactifs d’ALBERTINE MEUNIER, à l’imprimante intelligente d’OLIVAIN PORRY (on reviendra sur ce denier pour un portrait spécial bientôt), en passant par le travail d’ANTOINE SCHMITT, ou de DANI PLOEGER qui questionne la matérialité des appareils électroniques, autant d’œuvres et de discours qui permettaient d’identifier l’art numérique sous toutes ses coutures (et d’autant plus grâce à la présence des médiateurs) !

Spécial BIG UP à nos amis de la Virtual Association qui ont permis au public deux jours durant, de découvrir ce qu’était la réalité virtuelle au travers de démonstrations ludiques et originales, qui ont rencontré un franc succès… toutes générations confondues ! Ils ont fait voyager les (flux de) visiteurs dans des univers numériques expérientiels, et concrétiser les questionnements quant aux possibilités créatives des nouvelles – très nouvelles – technologies : nouveaux espaces muséaux, sensibilité exacerbée, immersion totale, on est CONQUIS ! Et évidemment, on a adoré jouer au Waterlight Graffiti d’Antonin Fourneau, et de participer à la discussion autour du « curating à l’ère numérique », organisée par le collectif BLBC.

Au passage, on a tenté de gagner un casque audio de la marque indépendant JAYS, grâce aux différents concours organisés sur les réseaux sociaux !

Ce qu’on en retient 

Ça, c’est sûr, l’art numérique conquiert la planète artistique. Les amis, il est donc grand temps de vous y intéresser. Si vous souhaitez (re)découvrir les artistes du festival, on vous conseille grandement de jeter un coup d’œil à leur site, histoire de se mettre à jour pour les flemmards qui sont restés chez eux ce weekend : icartmediafestival.com

Nous, on en sort plutôt satisfaits : de jolies découvertes, des expériences sympathiques et la naissance de problématiques intéressantes, il va falloir digérer tout ce flux d’œuvres et de talents !

#IMF

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