Où t’es Papa Wemba ?

Foutue loi des séries… Foutue année 2016… Alors, il y eût d’abord David Bowie, le pape de la « pop music », puis, la semaine dernière, Prince, le dauphin devenu roi en l’absence de Brown ou Jackson. Malheureusement, cette loi des séries continue. Hier, dans la journée, on apprenait la mort du roi de la rumba congolaise, Papa Wemba. Avec lui, c’est un peu une partie de la joie, du bonheur, du plaisir, qu’apporte la musique, qui s’est envolée.

Depuis plus de cinquante ans, la rumba congolaise est cette musique qui fait bouger toute l’Afrique, et qui ravit les oreilles du monde entier. Issue de la rumba cubaine, la congolaise, est de ces « musiques du monde » qui ont inspiré nombre de musiciens. En 1989, elle perdait le premier de ses rois, en la personne de Franco Luambo. Puis, récemment, en 2013, c’est Tabu Ley Rochereau, autre empereur de la rumba congolaise, accessoirement père du rappeur Youssoupha, et qui aurait eu entre 68 et 102 enfants, qui a laissé les terres africaines orphelines de son talent. Hier, donc, c’est le dernier monarque qui est tombé de son trône, le grand Papa Wemba.

Outre une musique fondatrice, pilier, de la culture africaine, le Chef Coutumier était aussi un modèle pour des artistes comme Stromae ou Peter Gabriel. Mais, ce n’est pas tout, Jules Presley, ou encore le Vieux Bokul, comme il était aussi appelé, fait partie de ceux qui ont porté sur leurs épaules le mouvement « sapeurs ». Et, on peut vous dire que c’était une autre histoire que ce bon vieux Maître Gims et son show digne du Superbowl, lors de la finale de la Coupe de la Ligue, cette année ! La triste légende retiendra que Papa Wemba, aka Kolo Histoire, est mort suite à un malaise survenu alors qu’il se trouvait sur scène, à Abidjan.

Mort sur scène, comme un certain Molière. Oui, peut-être que la musique de Papa Wemba restera dans les mémoires culturelles universelles, comme le théâtre de Molière.

Si beaucoup ont choisi de parler de la mort du Formateur des idoles en illustrant leur propos des images de son malaise, on privilégiera la musique et on vous laisse (redécouvrir) Analengo, un grand classique du maître.

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