Palmyre : Nouvelle destruction, satellite et imprimante 3D

L’EI a encore frappé ! Cette fois, ils ont détruit une partie du temple de Bêl. Mais attention… des chercheurs ont peut-être trouvé le moyen de ramener à la vie ce qui a été détruit…

L’institut des Nations Unies pour la formation et la recherche a confirmé la destruction de certains monuments sur le site de Palmyre, grâce à des images prises d’un satellite entre le 26 juin et le 27 août. Les scientifiques ont donc confirmé la destruction du temple de Baalshamin. Les images montreraient une énorme explosion, ainsi que des décombres à l’exact emplacement du temple.

On sait également que dimanche 30 août, une nouvelle destruction a eu lieu. Les membres de l’EI ont rempli le temple de Bêl d’explosifs, ce qui a partiellement détruit le bâtiment. Ils sont sympas, il en reste un morceau !
Cependant, l’actuel directeur des Antiquités et des Musées à Palmyre, Maamoun Abdelkarim, a expliqué ne pas être en mesure de confirmer cette destruction.
Ce qui est sûr, c’est que le site de Palmyre subit, sans cesse, la foudre des membres de Daesh, et c’est un par un que les monuments cèdent.

Pour pallier à ces horribles destructions, un groupe d’archéologues anglo-saxons a eu l’idée d’une opération pour le moins originale.

Les archéologues sont partis d’un constat plutôt simple : on ne peut protéger physiquement les monuments, les bas-reliefs, les oeuvres… Le groupe de chercheurs, issus d’Oxford et Harvard, se considère comme les « monuments men de l’ère digitale ». La mission est « simple », ils souhaitent se rendre dans les zones où sont cachés ces trésors, en Irak et en Syrie, et utiliser des caméras 3D. Toutes les caméras prendront en photo des objets précieux sous une multitude d’angles. Une fois les clichés effectués, ils sont automatiquement envoyés vers une base de données aux Etats-Unis.
Cette mission a pour but :

Permettre de stocker des informations sur des objets, et de les avoir toutes réunies au même endroit, dans un lieu sûr.
Se servir d’imprimantes 3D pour tenter de reconstituer ce qui est sous la menace de la destruction.
Avoir les oeuvres répertoriées dans une base de données en indiquant leur provenance, permettrait de court-circuiter le trafic frauduleux de l’EI.

Ainsi, malgré les explosions et les destructions perpétrées par Daesh, il resterait une trace pour les chercheurs, les archéologues mais surtout pour les générations futures.

En attendant, on retient toujours notre souffle lorsqu’on entend parler de Palmyre…

Sources et crédits photo : AFP – Franceinfo.fr

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