Paris se met au vert pour soutenir la COP21

Alors que 147 chefs d’état se sont donné rendez-vous au Bourget pour discuter du climat et trouver des solutions à la hausse des températures, de nombreux évènements culturels parisiens célèbrent l’écologie cette semaine. Petit tour d’horizon des manifestations qui vont vous faire voir la vie en vert. 

Le numérique s’empare de la tour Eiffel

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wedemain.fr

Les Parisiens qui n’ont jamais fait l’effort de visiter la tour Eiffel, à cause de ses (trop) nombreux touristes, ont désormais une bonne raison de faire un détour par le Trocadéro. Le temps de deux semaines, le célèbre emblème de la capitale française se teint en vert pour promouvoir l’écologie. Pour profiter au maximum de l’expérience, il est conseillé de se munir de son smartphone et de télécharger une application de « mapping vidéo » créée par l’artiste belgo-tunisienne Naziha Mestaoui. On peut alors voir des images d’arbres en pleine croissance pousser sur sa structure effilée. En plus d’être belle et de promouvoir l’écologie, l’installation intitulée « One heart one tree » a des retombées très concrètes sur l’environnement. Pour chaque vidéo visionnée, un arbre sera planté en Amérique du Sud ou en Afrique, pour lutter contre la déforestation. Alors, tous à vos smartphones !

Le Groenland s’invite au Panthéon

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lepoint.fr 

Il faut se rendre sur le parvis du Panthéon pour assister à un spectacle d’un genre particulier. L’installation de l’artiste danois Olafur Eliasson représente une montre de glace constituée de douze gigantesques icebergs disposés en cercle. Initialement prévu place de la République, « Ice Watch » donne à voir la lente fonte des glaces au Groenland. Chaque iceberg pèse 10 tonnes et mettra en moyenne cinq jours pour fondre entièrement. Pas de panique, l’artiste n’a pas cassé volontairement ces blocs de glace pour les besoins de l’art. Il s’est contenté de pêcher des morceaux de banquise à la dérive et de les transporter jusqu’à Paris dans des conteneurs réfrigérés. « On peut m’objecter à juste titre que le transport de la glace a un coût environnemental. J’ai estimé son empreinte carbone et je l’ai mise en balance avec la force du message. J’assume ma responsabilité. Je pense qu’éthiquement, l’importance du projet, son impact, seront bénéfiques au final pour la planète », a-t-il déclaré.

Les déchets refont surface au bassin de l’Ourcq 

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lavillette.com 

Qui ne s’est jamais demandé ce qui tapissait le fond de la Seine ? Avec l’aide des agents des canaux, l’artiste britannique Michael Pinsky s’est donné pour tâche, de récupérer au fond du bassin de l’Ourcq des déchets, qu’il a ensuite décidé d’exposer. Avec l’exposition « L’Eau qui dort », il est parti du constat selon lequel « les gens acceptent la pollution tant qu’ils ne la voient pas ». Vélos, poussettes, caddies, réfrigérateurs,… Le tout conservé dans la boue et la moisissure, à la manière de monstres marins mystérieux ayant séjourné trop longtemps sous l’eau. Au total, ce sont quarante ilots qui ont été constitués à la manière d’épaves flottantes, juste au-dessus de la surface de l’eau. Par ce biais, l’artiste souhaite alerter sur les dérives de la société de consommation et la pollution des eaux. 

Les battements du cœur pulsent place de la Concorde

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rfi.fr 

 Transmettre les battements de son cœur via un capteur connecté à l’œuvre qui s’illumine en direct, au rythme des pulsations. C’est l’essence du projet « Phares » présenté par l’artiste Milène Guermont, à quelques pas de l’Obélisque de la Concorde. L’installation lumineuse en forme de pyramide, qui culmine à 29 mètres de hauteur, fonctionne à l’aide d’un capteur de pouls. Les passants sont invités à y apposer leur main. L’œuvre s’inscrit d’autant mieux dans l’espace, que c’est sur la place de la Concorde qu’a eu lieu la première expérience d’éclairage public en 1843. L’artiste s’explique en ces termes : « J’ai souhaité montrer qu’on peut créer une œuvre d’art économe en matière et en énergie. Phares est une structure en très fine résille d’aluminium. Côté énergie, chaque phare utilise deux Leds qui éclairent à plusieurs kilomètres, tout en utilisant 70% d’énergie de moins que des phares classiques ».

L’écologie du futur s’expose à l’Hôtel de Ville

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expe.parisregionlab.com 

Au pied de la mairie du Paris, à quelques pas de la Seine, une fleur géante et un arbre aux feuilles faites de panneaux photovoltaïques attirent l’œil des passants. La mairie de Paris profite de la COP21 pour faire le point sur ses initiatives en faveur de l’écologie, et pour la lutte contre le changement climatique. Parmi les projets qui devraient voir le jour prochainement dans la capitale, des vélos « nouvelle génération » entièrement autonomes marchant à l’électricité, des générateurs solaires captant et traduisant les rayons du soleil en énergie, un système de récupération et de réemploi d’objets obsolètes, ainsi qu’une utilisation de l’eau non-potable pour des projets créateurs en énergie.

 

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