Regards sur le Jardin du Luxembourg

Connaissez-vous le jardin du Luxembourg ? Mais oui, c’est ce jardin public du VIe arrondissement fréquenté par tous les étudiants de la Sorbonne, les jeunes couples et les personnes en recherche d’un moment de tranquillité. Ce « point de rendez-vous » fut créé, en 1612, à la demande de Marie de Médicis pour prolonger le Palais du Luxembourg. Il est devenu aujourd’hui le lieu de prédilection des Parisiens, et attire les visiteurs du monde entier.

La galerie « Jardins en Art », dirigée par Jérôme Marcadé a donc proposé à trois artistes de rendre hommage à l’un des plus beaux jardins de Paris : la photographe Claire de Virieu, le peintre Pascale P. Maes et l’illustrateur Michel Boucher.

« Dans mon jardin d’hiver » (Henri Salvador)

Les différentes photographies de Claire de Virieu présentent un jardin du Luxembourg désert, poétique, mais aussi très apaisant. Son triptyque (1, 2 et 3) nous présente un panorama du jardin du Luxembourg endormi. Les photographies sont pleines de charme. Les jeux de lumières sont intéressants : le grain de la pellicule est atypique, grâce aux reflets du ciel hivernal et matinal sur la neige.

Un havre de paix en pleine capitale ?

Michel Boucher a créé pour l’événement, trois tableaux centrés sur les sièges du jardin du Luxembourg. L’artiste propose une palette de couleurs vives, et joue entre l’ombre et la lumière. Le choix est judicieux, ces chaises résumant à elles seules l’ambiance qui s’y dégage. En effet, si vous fréquentez régulièrement l’endroit, vous savez, sans doute, que les activités et les installations sont nombreuses. Les adultes, parisiens ou touristes, jouent régulièrement aux échecs, au tennis, au bridge ou au bateau télécommandé, quand le temps s’y prête.

L’orangerie : un autre symbole du Jardin Du Luxembourg

L’orangerie actuelle, située dans la partie ouest du jardin, date de 1839, et abrite deux cents plantes en caisse, parmi lesquelles les fameuses oranges amères, appelées aussi les « Bigaradiers ».

Lorsque les beaux jours arrivent, les plantes sont exposées le long de la façade du Palais.
Pascale P. Maes, a décidé de représenter cette « jungle de l’orangerie » à travers une vingtaine d’huiles sur toile et sur bois. Cette végétation tropicale est mise à l’honneur. On a l’impression que la nature reprend ses droits : les racines pourraient sortir des panneaux de bois.

L’exposition est gratuite et durera jusqu’au 23 mai 2015. Vous n’avez aucune excuse pour ne pas y faire un tour !

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