Révise tes classiques #6

Amateurs de musique et de bonne humeur, plongez dans la chronique aussi étonnante que la coupe de cheveux de The Weeknd, aussi épicée que l’ambiance d’une boîte échangiste antillaise, et aussi intéressante que le monologue de cette suédoise saoule que vous avez essayé de ramener chez vous cet été. La canicule frappe-t-elle du côté de nos compositeurs préférés ? Ben non hihi, ils sont morts pour la plupart.

Aujourd’hui (roulement de tambours), nous vous parlons de l’œuvre préférée de votre professeur de musique du collège, persuadé qu’il fera de Mustapha un grand artiste, malgré le fait qu’il joue à Pokémon sur sa Game boy au fond de la classe : La flûte enchantée…

Acteur, chanteur et directeur de théâtre, Emanuel Schikaneder, né en septembre 1751, dirige son propre théâtre ambulant et fait la rencontre de Wolfgang Amadeus Mozart en 1780. A ce moment vous vous dites que rencontrer Mozart c’est un peu comme prendre le métro avec M Pokora mais détrompez-vous, c’est légèrement plus impressionnant que cela. Remarquez, on soupçonne le petit Wolfgang d’avoir plagié le fils de Joseph Boulogne, chevalier de Saint Georges, et d’une esclave noire guadeloupéenne. WAM faisait le thug alors qu’il aurait plagié un virtuose (noir en plus, ce qui à l’époque n’est pas très tendance), dans les petits papiers de Marie-Antoinette, sur son Concerto 5 pour violon et orchestre en la majeur.
Revenons à nos perruques. Die Zauberflöte  ou La flûte enchantée est une composition de Mozart sur un livret de Schikaneder. Un livret, ou libretto, est un texte en vers qui complète une œuvre musicale (opéra, oratorio…). Il contient des dialogues chantés, ainsi que des commentaires équivalents aux didascalies. Le 30 septembre 1791 est un jour particulier, c’est la première de La flûte enchantée, Schikaneder y participe, dans son propre théâtre de Vienne, en jouant le rôle de Papageno. Un an plus tard c’est la 100e interprétation de ce singspiel, œuvre théâtrale parlée et chantée en allemand.

La flûte enchantée est donc un singspiel qui s’articule autour d’un orchestre symphonique. La flûte de pan jouée par Papageno est doublée par le piccolo, ou la flûte à bec, et les spectateurs assistent à des arias (chant solo), des duos, des trios, des quintettes mais également des chœurs.

Mais au fait de quoi ça parle ?

Vous prenez un tyran vraiment pas sympa, dans le style mage à la Saroumane, et vous lui donnez le nom de Sarastro. Vous prenez une fille naïve qui se fait enlever toutes les deux secondes, un peu comme Peach dans Mario, et vous l’appelez Pamina. Ensuite vous imaginez le prince Tamino missionné par la Reine de la nuit pour aller délivrer Pamina. Vous avez l’objectif.
Le prince sera guidé par les trois dames de la Reine, et accompagné de Papageno (un lâche inutile mais il fallait bien un compagnon), à qui revient un carillon lorsqu’une flûte magique est offerte à Tamino. Quelle est la douille monumentale me direz-vous ? Et bien figurez-vous que les forces maléfiques sont du côté de la Reine de la nuit, et non de Sarastro qui aurait pu être Dumbledore finalement. C’est une œuvre classique, donc ne vous attendez pas à une alerte spoiler la prochaine fois.

Mozart meurt à Vienne le 5 décembre 1791 à l’âge de 35 ans, avant cela, ce virtuose du piano et du violon laisse plus de 126 œuvres. Véritable Mick Jagger de l’opéra et 2pac du concerto, la sonate comme la symphonie n’avaient plus de secrets pour lui.

Crédit photo : culturebox.francetvinfo.fr

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