Révise tes classiques #1

Révise tes classiques c’est un nouveau rendez-vous, et un super jeu de mots entre une expression et la découverte de la musique classique.

Nous avons souvent l’impression que les amateurs de musique classique sont des bourgeois obtus qui méprisent le petit peuple, et se préparent un risotto après une cuite lorsque nous, pauvres « sans dents », nous mangeons des pâtes avec une sauce Barilla. En réalité c’est peut-être parce qu’au lieu d’avoir Beat it de Mickael Jackson pendant 4 minutes et 57 secondes, vous avez droit à la Sonate pour piano numéro 15 en ut majeur de Franz Schubert, le genre de truc tellement long que le compositeur n’a même pas eu le temps de le finir parce qu’il est mort avant (pour le cas de la sonate de Schubert il a juste abandonné, et certainement pas pour aller taper le foot). Arrêtons les préjugés, si vous rentrez imberbe dans la salle Pleyel afin d’assister à un concert, vous ne ressortirez pas avec la barbe des ZZ Top.
Au final, vous connaissez la musique classique sans forcément le savoir. Ce qui manque c’est tout simplement des petits trucs en plus pour que ce soit plus fun, c’est mon boulot et ça tombe bien. Nous allons commencer simple, avec quelque chose d’ultra connu afin que vous compreniez le principe.

Carmen de Georges Bizet

Je ne parle pas de la chanson de Stromae au sujet des réseaux sociaux, mais bien de l’un des plus célèbres opéras du monde. Carmen est ce que l’on appelle un opéra-comique, c’est-à-dire que l’on assiste à une alternance entre scènes chantées et dialogues parlés, ce n’est pas le Jamel Comedy Club non plus. L’œuvre est une adaptation d’une nouvelle, du même nom, de Prosper Mérimée. Alexandre-César-Léopold Bizet, ou Georges Bizet, est un compositeur français, mort le 3 juin 1875 à Bougival (un bled paumé dans les Yvelines). Il est mort a 36 ans exactement comme notre regretté Bob Marley ! Vous voyez que l’on peut comparer.
L’histoire se déroule à Séville au XIXe siècle, et se développe en quatre actes : la place, la taverne, la montagne et la corrida. En gros c’est l’histoire d’une bohémienne, en l’occurrence Carmen, qui se fait arrêter parce qu’elle se dispute avec quelqu’un (sans doute pour un vol d’Iphone, bref je ne sais plus trop). Un brigadier du nom de Don José est fiancé à Micaëla, et se fait embrouiller sec par Carmen qui lui dit « aide-moi à m’échapper, et tu seras récompensé de mon amour ». Je vous passe les détails, mais Carmen est plutôt chaude, surtout que son travail c’est de rouler des cigares en Andalousie, donc elle doit savoir y faire. Don José la libère aussitôt, mais du coup c’est lui qui finit en prison, oui on peut dire que c’est la douille du siècle. Don José est totalement amoureux de Carmen, et très jaloux du genre pas de mini-jupe, bagarre avec les gens qui la regardent trop etc. Au final, Carmen sort avec un torero du nom d’Escamillo (vous connaissez les femmes, elle a choisi le type célèbre) et comme elle ne veut toujours pas de Don José, ce dernier trouve une solution : il la poignarde. La meilleure façon de ne plus être amoureux c’est de tuer la personne. Plus de femme, plus d’amour. Plus d’amour, plus de problème. Pas de palais… Pas de palais.

Bien évidemment j’ai schématisé, mais ce qu’il faut savoir c’est que l’opéra est l’un des plus joué à travers le monde, alors qu’à sa sortie en 1875, les spectateurs se turent et quittèrent même la salle pendant la représentation, un peu comme tous ceux à qui l’on a offert une place pour le concert d’Hélène Segara. Effondré de tristesse, Bizet mourut quelques temps plus tard.

Vous avez tous déjà entendu la phrase « l’amour est un oiseau rebelle », preuve que vous connaissez l’œuvre. Par ailleurs, le duo Micaëla et Don José, et leur dialogue « Ma mère, je la vois » était le passage préféré du compositeur Richard Wagner. C’est aujourd’hui un classique dirons-nous et vous alors, pensez-vous que Jessy Matador sera au programme du bac de musique dans 80 ans ?

Crédit photo : echecspourtous.fr

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