Street Art XXL 

On vous avait déjà parlé d’un super livre où l’on pouvait graffer nous-mêmes sur des murs. Mais, en y réfléchissant bien, on s’est dit, souvent, que ce serait aussi pas mal de pouvoir ramener un bout de béton graffé chez nous, tant la fresque est à couper le souffle !

C’est presque possible grâce au livre Street art XXL. Ce petit bijou, de près de 200 pages, vous offre cette possibilité !

La maison d’éditions PYRAMYD n’arrête pas de nous gâter ! Avec cet ouvrage, réalisé par Claudia Walde, il nous est possible de découvrir tout un tas de Street artistes autour du monde.

Toutes les pages sont remplies d’oeuvres plus folles, et colorées, les unes que les autres. Entre les artistes, des portfolios proposent des fresques de plusieurs artistes. Les visuels sont de qualité telle que l’on oublie complètement qu’il s’agit d’oeuvres peintes sur des murs. Les motifs paraissent bouger à chaque page que l’on tourne. On apprécie les oeuvres gaies aux couleurs chaudes, mais on peut aussi être bousculé par des visuels assez oppressants qui dénoncent la réalité de la ville dans laquelle ils évoluent.

On admire les travaux nombreux, de près d’une trentaine de Street artistes. Ils travaillent en France, en Espagne, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis, en Pologne, en Australie etc… On fait quasiment le tour du monde en parcourant ces pages. L’introduction est courte et bien construite. On comprend parfaitement l’évolution et l’intérêt considérable de cet art. Au début, les oeuvres murales étaient réalisées à la va-vite, en quelques heures à peine. Maintenant les Street artistes osent beaucoup plus. Ils tentent des compositions monumentales. Ils préparent minutieusement leur travail, le réfléchissent, et lorsque l’on admire le résultat, la qualité, la minutie et la finesse ne peuvent que nous sauter aux yeux.

On conçoit également que le Street art est réellement une forme d’art, que chaque artiste prépare son oeuvre de façon méthodique et rigoureuse, à la manière d’un peintre qui réalise des croquis et prépare sa toile avant de se lancer. L’image du « mec en jogging » qui écrit le prénom de son chien est bien loin. Ici, le livre met en lumière la grande maîtrise de la bombe. On devine la difficulté de la personne qui graffe sans avoir, bien souvent, le recul nécessaire. On appréhende beaucoup mieux l’aspect physique du travail. La nécessité de se déplacer, de presque se contorsionner. Ici impossible de tourner ou de coucher à plat son support. Il faut faire avec, et se mouvoir. C’est le support qui reste immobile.

On nous explique aussi que la bombe n’est pas l’outil de prédilection, mais que la peinture, les rouleaux, les marqueurs, sont autant d’outils nécessaires aux Street artistes.

On saisit mieux la manière de penser le détail. Une oeuvre monumentale, comme celles proposées dans l’ouvrage, se doit d’être réfléchie à plusieurs échelles, plusieurs niveaux car le spectateur n’aura pas un seul et unique point de vue. En fonction de son emplacement beaucoup de choses apparaissent ou disparaissent…

Si vous n’avez pas forcément les moyens de voyager aux quatre coins du monde pour admirer des fresques murales, et puis surtout, si vous avez envie d’en admirer certaines avant qu’elles ne disparaissent, je vous conseille ce livre. Très bien conçu et visuellement agréable, on en apprend un peu plus sur les Street artistes sélectionnés. Je vous le conseille !

A vous procurer ici, il coute 33,25€, le papier est de très bonne qualité et rend justice aux visuels proposés, dont on se délecte en le feuilletant. On aurait presque envie d’accrocher ces jolies pages aux murs du bureau, ici-même…

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