Sylvester Stallone signe une exposition expressionniste à Nice

Beaucoup connaissent Sylvester Stallone, l’acteur tout en muscles et en testostérone des films Rocky, Rambo ou, plus récemment, du blockbuster Expendables. Mais le connaissez-vous en peintre tourmenté ? Pour la troisième fois de sa carrière, l’acteur âgé de 68 ans présente une exposition de son travail pictural. Après Saint-Moritz en 2011 et Saint Petersbourg en 2013, c’est à Nice que se tient sa toute dernière exposition. Intitulée « Real love pantings 1975-2015 », elle se tient au Mamac, le Musée d’art moderne de Nice, du 16 au 30 mai 2015. Et autant le dire franchement, on en prend plein les yeux.

C’est la première grande rétrospective consacrée à son oeuvre. Sylvester Stallone s’est déplacé à Nice à l’occasion du vernissage de son exposition, créant l’émeute devant le musée. Un pied de nez à peine déguisé en plein Festival de Cannes, histoire de montrer qu’il peut rassembler sa communauté de fans sans avoir à fouler le tapis rouge. Largement inspiré par l’expressionnisme allemand, en particulier par l’oeuvre de Mark Rothko, il livre une série de toiles tourmentées, pleines de couleurs et de violence. Sylvester Stallone décrit lui-même son exposition comme «un journal intime violent». Un travail autobiographique donc, qui met en lumière un aspect de sa personnalité peu connu du grand public.

Ses oeuvres, pleines de vie et d’énergie, regorgent de couleurs primaires et de pigments utilisés à même la toile. Le plus souvent abstraites, elles témoignent d’un sens artistique aigu sous lequel se cache une grande sensibilité. S’il ne fallait citer que deux toiles emblématiques de cette exposition, il faudrait sans doute parler de « Finding Rocky », l’oeuvre qu’il peint en 1975, alors qu’il ne trouve pas d’inspiration pour écrire son scénario. Cette toile sera une révélation pour lui, et lui permettra de faire naitre l’histoire de Rocky Balboa. La seconde peinture importante se nomme « Death of Friend ». Il la réalise en 1977 à la suite du décès brutal de Jane Oliver, son impresario, celle qui a été la première à croire en lui et à lui donner son premier rôle. Dans un univers noir strié de bandes rouge vif, une silhouette jaune aux membres tordus occupe le centre de la toile. Elle tient dans sa main droite un coeur noir, tandis qu’un second coeur bat sur sa poitrine.

La peinture et le cinéma se retrouvent liés d’une manière inextricable chez lui, tout en ayant chacun ses spécificités. Pour Sylvester Stallone, la peinture s’avère être une démarche beaucoup plus intime et personnelle que celle d’un film, qui demeure une oeuvre collective. Peindre est un exercice solitaire, qui le blesse autant qu’il l’apaise. Il se confie au journal Nice-Matin en ces termes : « Contrairement au cinéma, il n’y a pas de compétition dans ce domaine. Il faut juste être là et donner le meilleur de moi-même. Alors qu’un tournage vous dérange à force de pression, le processus de la peinture, parce qu’il vient de l’intérieur, vous permet d’avancer. Oui, je crois que l’art bonifie ». Avouez-le, vous ne pensiez pas trouver une telle sensibilité sous ce tas de muscles.

Crédits : www.rtl.fr

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