The Walking Dead – Robert Kirkman et Tony Moore (2003)

Le tome 22 est sorti. Il a été attendu comme celui qui allait enfin nous libérer d’une histoire qui commençait à s’enliser. Sans être ennuyeux, cela commençait à devenir un peu redondant. Ce mois de février est aussi celui de la sortie de la deuxième partie de la saison 5 de Frank Darabont. Le mois idéal donc pour vous parler de la série comics culte, The Walking Dead.

The Walking Dead est une bande dessinée créée en 2003 par l’auteur Robert Kirkman et le dessinateur Tony Moore, remplacé ensuite par Charlie Adlard. L’histoire doit sa notoriété en grande partie à l’adaptation de la BD sur petit écran mais le comics avait déjà convaincu et continue de convaincre les amateurs de zombies des quatre coins du monde.

Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, voici l’histoire. Rick Grimes sort du coma pour découvrir un monde envahi par des zombies dont la soudaine apparition reste un mystère. Il rejoint un groupe de survivants et devient vite leur chef malgré lui. Ensemble, ils affrontent à la fois les mangeurs de chair mais aussi certains survivants dénués de toute éthique.
Le postulat original est intriguant. Il faut dire que les histoires de mondes apocalyptiques fonctionnent toujours très bien. On a tous ce fantasme de la page blanche, du monde privé de technologie et victime, par conséquent, d’un énorme retour en arrière qui nous donne la chance de tout recommencer, si possible en mieux.
Le graphisme de la BD est franchement sympa et donne envie de tourner les pages. Les feuilles, assez épaisses, sont très agréables au toucher. C’est un élément qui peut sembler mineur aux yeux de certains. Personnellement, j’ai beaucoup plus envie de me plonger dans un comics comme celui-ci que dans des pages en papiers glacés qui crissent sous les doigts.

Le style des dessins, assez particulier, pourrait déplaire à certains. En revanche, rien à redire sur la technique: la perspective est parfaite et la plupart des images regorgent de détails qui montrent un travail assez conséquent sur chaque planche. Les scènes d’action sont bien retranscrites grâce à un découpage efficace des cases qui maintient un rythme rapide en phase avec l’univers de cauchemar de la série. Les visuels peuvent cependant être assez violents, nous déconseillerons donc la BD aux grands sensibles.
Dans l’univers chaotique de The Walking Dead se dessinent d’innombrables personnages finement travaillés. Les relations entre survivants sont complexes et deviennent presque le centre de l’intrigue. Presque, parce que les zombies, tout comme la menace des étrangers, ne sont jamais loin, même dans les rares moments de paix. De plus, le groupe perd des membres régulièrement suite à des attaques quasi journalières. Il en gagne également de temps à autre.

J’ai découvert le comics après la série et j’ai bien vite compris qu’il y a une énorme différence de qualité ente les deux. La série télé est correcte, le comics déchire. D’accord, Daryl n’y est pas, seul point négatif, mais comme c’est l’un des rares, je pense que vous pouvez y aller tranquille.

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