Top 10 cinéma 2015 #1

Mad Max – Fury Roadde George Miller

Vice-Versa : de Pete Docter

Notre petite sœur : de Hirokazu Kore-eda

Réalité : de Quentin Dupieux

Vers l’autre rive : de Kiyoshi Kurosawa

Le Pont des espions : de Steven Spielberg

Hacker : de Michael Mann

Star Wars – Le Réveil de la Force : de J.J. Abrams

Foxcatcher : de Bennett Miller

American Sniper : de Clint Eastwood

Difficile exercice que de dresser le bilan d’une année de cinéma. De difficile, cet exercice semble devenir absurde lorsqu’il s’agit d’en faire le classement, comme si l’on pouvait juger en toute objectivité, la valeur d’une œuvre par rapport à une autre, toutes ambitions et tous genres confondus. C’est pourtant un délicieux plaisir coupable que d’établir une telle liste, à condition d’avoir en tête qu’il ne s’agit pas tant d’une hiérarchisation, que d’une manière de valoriser et saluer l’impact qu’ont pu avoir les œuvres cinématographiques de toutes nationalités, sur nos sens, nos sentiments et notre imagination, que ces œuvres soient de purs produits de studios, ou de petites histoires indépendantes.

Bien que cette année ait été plus discrète que les autres en salles de cinéma (peu de présence de cinéastes « majeurs », peu de grosses attentes,…), et qu’elle ait été marquée par la surcharge de super productions si inventives, semblant avoir été produites au rayon surgelé (ais-je entendu Disney/Marvel ?), elle a aussi paradoxalement été placée sous le signe de la simplicité. J’entends par là que la plupart des films notables de 2015, sont ceux qui ont su ramener le cinéma à son expression la plus honnête et élémentaire, en évitant les fioritures prétentieuses et ineptes du cinéma nombriliste se regardant filmer (BirdmanYouth,…).

Ainsi, nous avons pu nous délecter du classique scénario de Mad Max, portant un film détenteur d’une énergie si puissante que l’on s’étonne, encore aujourd’hui, que les écrans n’aient pas pris feu en pleine projection. De même le studio Pixar a encore frappé un grand coup, en mettant simplement en scène la mécanique des sentiments du corps humain, avec le poétique Vice-Versa. Comment rester de marbre face à la tendresse toute naturelle de Notre petite sœur, peignant le quotidien d’une merveilleuse famille recomposée dans la splendide ville de Kamakura ? Ce sont pourtant les écrins les plus banals qui renferment les plus belles perles, les plus touchantes et passionnantes. Et bien que la majorité des films n’ait pas révolutionné radicalement le style de leurs cinéastes (RéalitéLe Pont des EspionsVers l’autre rive, American Sniper, Star Wars), ou leur approche du genre (HackerFoxcatcher), ces derniers ont su, néanmoins, tirer tout le nectar de leur talent, et apporter à leurs films une approche originale, marginale ou encore traditionnelle, qui nous ont permis de savourer nos heures passées à contempler le grand écran.

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