TOP 5

Aujourd’hui nous en avons assez des chansons pseudo philosophiques de la variété française. Un assemblage de phrases téléphonées, avec des termes piochés dans un dictionnaire ne comptant pas plus de 37 mots. On vous parle de la vie sur un enchaînement d’accords majeurs (Do, Sol, Si, Ré en général), on fait rimer « arme » et « larme », et les plus téméraires placent même le combo « alarme ». Nous, ce que nous voulons c’est une histoire, une vraie, une chanson qui pourrait s’illustrer par un court métrage, et pas seulement un clip de 6 plans, 176 tenues différentes, et 4850 placements de produits pour des marques de merde en plus. Effectivement, tout ça en seulement six plans, ce n’est pas possible, vous êtes très perspicaces. Qui va m’endormir ce soir en me lisant ses paroles ? Petit florilège !

TOP 5 des artistes qui n’ont rien à envier au Père Castor, parce qu’eux aussi ils peuvent raconter de belles histoires avec des rimes en plus.

Number Fiiiiive Sur la route de Dakar, parce que vous vous souvenez forcément de son interprète William Baldé. Son tube Rayon de soleil faisait référence à l’acte de « poser une main sur un petit cul ». Si le titre qui l’a fait connaître n’a pas à rester dans les mémoires, sa réflexion sur Dakar en a le mérite.

Number Fooooour La belle et le bad boy, parce que selon MC Solaar « les sous-ensembles dans les grands ensembles s’assemblent ». En ce qui concerne la trame du récit et la place du narrateur débrouillez-vous, pour le reste tout est dans le titre.

Number Threeeee Comme toi, parce que l’ambiance allait être plombée à un moment ou à un autre. Jean-Jacques Goldman aborde la barbarie nazie en s’adressant à nous, c’est poignant, c’est ultra connu et c’est logique.

Number Twooooo Elle donne son corps avant son nom, parce qu’au sein de la cité phocéenne il faut se méfier de celles qui ne donnent pas leur nom. En théorie, le conseil est universel et s’applique aussi aux autres villes, mais nous n’avons que la version marseillaise d’IAM.

And the winner is….. Comme ils disent, parce qu’en 1972, un petit bijou s’exhibe sur l’album « Idiote je t’aime ». Charles Aznavour rompt avec la mode moqueuse et les chansons frivoles des années 1970, un beau message que tout le monde ne peut pas entendre. Malheureusement les cons existent encore au cas où vous n’étiez pas au courant.

Crédit photo : arcturius.org

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