Top 5 Spécial Jeux vidéo

Même décrié, l’art persévère.

Empruntant d’ordinaire les chemins les plus sinueux, les logorrhées verbales ne parviennent pas à couvrir tous les univers. Manque de temps. Je vois des œuvres qui se comptent par milliers, disséminées çà et là, à l’abri des regards prêts à polémiquer. L’art qui frôle l’anonymat ? Bien sûr qu’il existe !  Encore faut-il avoir l’audace d’en forcer l’accès. Le Top du jour se fait plaisir et s’offre une gueule en 2D sans perdre son légendaire élan subjectif. Economie, politique, société, l’art vidéo ludique voit rouge lorsqu’on l’attaque. Il emprunte alors la douce teinte vermeille des yeux de rêveurs acharnés dont le monde virtuel demeure sublime…tout simplement. Parce que la connaissance infuse est une expression démodée, nous nous entourons des meilleurs. Hans Zimmer de Call Of Duty ou Harry Gregson-Willias acolyte de Hideo Kojima étant dispensables, nous avons fait appel à JSJL alias Jonas Sultan Janissaire Levoyer. Responsable de la maintenance des gonds de porte au sein d’une célèbre école d’informatique, directeur du remplacement des jetons “canette gratuite” dans les distributeurs de confiseries, écorché vif, inventeur de la touche Echap et amateur de jeux vidéo à ses heures perdues. Parce qu’il en perd par centaines c’est avec plaisir que nous lui laissons la parole. La musique embrasse l’image, du poétique au subtil, car même décrié, l’art vidéo ludique persévère tel une subtile poésie.

 

Top 5 des musiques de jeux vidéo favorites de JSJL

 

Number fiiiiive Transistor parce que les développeurs de “Bastion” excellent dans l’art du jeu indépendant. Un visuel admirable, un gameplay intelligent, ce jeu est une ode à la musique dans la mesure où l’action de fredonner est figurée par une touche. Un tableau de Klimt plongé dans l’univers de Matrix, ce à quoi  fait penser le paysage au sein duquel la diva Red évolue, à la recherche de sa voix. Véritable réflexion vis à vis de la “dimension artistique”, la musique fait ici partie intégrante du jeu vidéo.

 

 

Number fooooour Fez parce qu’il s’agit du type de musique qui rappelle le plus le jeu vidéo. Une apparition dès le début de l’aventure, un personnage joyeux et haut en couleurs. Un monde en deux dimensions qui évoluera grâce aux pouvoirs du personnage, le monde est un cube et non plus un plan. Les sonorités vintages des jeux d’arcade sont omniprésentes.

 

 

 

 

Number threeeee Hotline Miami 2 parce que la techno moderne, inspirée des années 80, emporte avec elle la brutalité et la nervosité dans un rythme déchaîné. Un mot d’ordre: “Il faut buter tout le monde gros ! Enfile ton masque et on y va !” Hotline Miami ou quand la musique incite au pire.

 

 

Number twooooo Journey parce que le jeu n’existerait pas sans la musique. Exemple parfait d’une osmose inter médiatique, chaque geste, chaque interaction avec l’environnement semble être une note musicale, une aide précieuse dans cette quête vers la montagne sacrée. Les longues notes figurent l’ampleur de l’espace qui s’offre au joueur et l’addition d’instruments* l’avancée dans l’aventure.

 

 

And the winner is…..Dragon Quest VIII parce que « Sky, Ocean, and Earth » est la musique la plus évocatrice de notre top. Un orchestre pensé par et pour le jeu, une harmonie pittoresque et un monde à la fois immense et mystérieux. Avec sa quête emblématique, le jeu et sa durée de vie importante oscillent entre le calme, l’action et le repos. Une épopée fantastique, dans tous les sens du terme, qui avait besoin d’une bande originale…épique.

 

 

Crédit Photo: 1001web.fr

 

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