Une galerie d’art dans l’espace

Si on m’avait dit plus jeune qu’une galerie d’art intergalactique verrait le jour en 2016, j’aurais certainement ri au nez des gens m’annonçant la nouvelle. Mais bon, après tout on évolue avec son temps et rien ne semble désormais irréalisable…

Ce projet fou, mais admirable, est lancé par la NASA qui souhaite ouvrir une galerie d’art « extra-terrestre » participative rapporte le journal Dazed. Participative car, jusqu’au 20 mars les Terriens peuvent envoyer à la NASA des photos, des vidéos, de la musique, des poèmes ou tout autre support se faisant porteur d’une « expression artistique, ou créative, qui reflète ce que cela signifie d’être un explorateur ».

Quand explorateurs et artistes ne font plus qu’un

Pour participer il suffit, avant la date limite, d’envoyer ses productions au compte Twitter ou Instagram @OsirisEx, accompagnées du hashtag #WeTheExplorers. Les œuvres sélectionnées par la NASA seront intégrées dans une puce puis envoyées sur un astéroïde nommé Bennu, découvert en 1999 et ayant un diamètre d’environ 500 mètres.

Pourquoi Bennu ? Parce qu’en réalité la mission première de la base américaine est de ramener un échantillon de l’astéroïde sur Terre en vue de l’étudier. Il y aurait une chance sur 1.800 pour que Bennu heurte notre planète d’ici 2182. Une fois la sonde OSIRIS-Rex envoyée dans l’espace, la NASA troquera l’échantillon contre la puce qui projettera la galerie d’art numérique. Selon BFM TV, le départ est prévu pour le 8 septembre 2016, le retour pour 2023.

NASA et création artistique, une histoire de longue date

« L’exploration spatiale est une activité intrinsèquement créative » explique Dante Lauretta, chercheuse principale de la mission. L’année dernière la NASA avait déjà organisé un projet intitulé InSight. Elle proposait aux internautes d’envoyer sur Mars leur patronyme. En 2014, une autre opération de ce type avait également vu le jour : les noms des internautes étaient envoyés sur Bennu.

Autant donc dire que la NASA tisse des liens particuliers avec la création artistique, et qu’elle permet la mise en avant des nouvelles technologies, incitant bien évidemment les participants à s’intéresser à son travail. Un projet qui nous plait pas mal. On a juste envie de finir avec cette maxime de Buzz l’Eclair ; « vers l’infini et au delààààà ».

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